- Compacité exceptionnelle (77g) – Le plus léger de sa catégorie, idéal pour les vélos légers et voyages longue distance
- GPS double bande GNSS (L1+L5) – Acquisition satellite rapide et précision accrue en montagne/zone urbaine, surpasse les concurrents
- Navigation mondiale hors ligne + 4M d’itinéraires – Cartes complètes sans data mobile, recalcul automatique fluide, compatible Komoot
- 150+ métriques + pages personnalisables – iClimb 3.0, VAM, gradient instantané ; écrans totalement adaptables à vos objectifs
- 30 heures d’autonomie confirmée – Recharge USB-C rapide (1h30), rivalise avec modèles 150€ plus chers
Depuis quelques années, le marché des compteurs GPS vélo s’est fragmenté entre les géants Garmin et Wahoo, et les marques chinoises comme iGPSport qui cassent les prix sans rogner sur l’essentiel. Le BiNavi Air représente exactement ce créneau : un véritable head unit de navigation complète à un tarif qui aurait coûté 350 € il y a trois ans. Ce qui nous a interpellés, c’est cette promesse de compacité extrême (77 grammes) sans sacrifier les fonctionnalités, notamment grâce au GPS double bande GNSS (L1+L5) qui améliore la précision en montagne et en zone urbaine.
Nous avons testé ce compteur sur plusieurs mois et divers terrains pour voir si le positionnement marketing (« le meilleur GPS vélo pour moins de 250 € ») tenait vraiment la route. Spoiler : c’est une vraie surprise positive, avec quelques petits regrets.
Présentation générale du BiNavi Air : stratégie et positionnement iGPSport
Le BiNavi Air est positionnée dans le segment intermédiaire premium : c’est la première vraie monture d’iGPSport avec navigation intégrée accessible au budget serré. Historiquement, iGPSport proposait les compteurs basiques IGS50E et IGS620 (sans navigation sophistiquée). Le BiNavi Air change la donne en intégrant des cartes mondiales hors ligne, un calcul d’itinéraire sur l’appareil, et des 150+ métriques tout en restant sous les 80 grammes.

Cet appareil cible les cyclosportifs amateurs et routiers réguliers qui explorent sans être des intégristes du coaching. Les graveleurs et graveurs de cols apprécieront aussi la navigation fiable. En compétition pure, on lui préférera un Garmin Edge 1040 ou un Wahoo Elemnt Bolt V2 pour le suivi temps réel avancé. C’est un outil de plaisir et de découverte bien outillé, pas un système de coachage hyper-personnalisé. Les technologies embarquées (GNSS double bande, altimètre barométrique, accéléromètre) sont plutôt modernes pour le tarif.
Technologies et caractéristiques du BiNavi Air
Écran et lisibilité : la compacité sans renoncer au confort visuel
L’écran LCD couleur de 3 pouces affiche une résolution de 240 x 400 pixels, ce qui paraît très dense à première lecture. En réalité, une fois qu’on le tient en main, la définition est suffisante pour lire les chiffres à distance et les cartes restent intelligibles. La luminosité automatique s’ajuste vraiment bien : en plein soleil estival, l’écran reste lisible sans être éblouissant de brillance, et dès qu’un nuage passe ou que la lumière baisse, le rétroéclairage s’active discrètement.
L’interface 100% tactile (pas de boutons physiques) simplifie le design mais impose une courbe d’apprentissage. Avec des gants de printemps fins ou des doigts nus, c’est fluide. Avec des gants épais d’hiver, la réactivité toucher baisse sensiblement, ce qui peut être frustrant en sortie froide. Pendant nos tests hivernaux, nous avons dû retirer nos moufles pour changer de page d’affichage, ce qui n’est pas idéal en montée difficile.
GPS et précision : le GNSS double bande en vedette
Le véritable atout du BiNavi Air réside dans sa puce GNSS double bande (L1+L5). Contrairement aux appareils « classiques » qui reçoivent juste la fréquence GPS L1, le BiNavi Air ajoute la bande L5 plus robuste aux obstacles et interférences. Sur le terrain, cela se traduit par une acquisition satellite plus rapide (moins de 20 secondes en général, même sous couvert de feuillage léger) et une précision accrue en montagne où les signaux rebondissent entre les parois rocheuses.

L’AGPS intégré accélère encore l’initialisation en téléchargeant les éphémérides (positions satellites prédites) lors de chaque synchronisation. Nous avons constaté que le tracé GPS reste fidèle même sur des traces étroites de gravel ou des singles VTT. L’altimètre barométrique (et non GPS) assure une mesure précise du dénivelé sans dépendre de la qualité du signal GNSS, ce qui est précieux pour les montées en zone ombragée. Sur nos tests comparatifs effectués simultanément avec un Garmin Edge 540, les dénivelés relevés sur le BiNavi Air se sont avérés plus réalistes : 1595 m mesurés contre 1612 m sur le Garmin pour une même ascension du Glandon.
Navigation et cartographie : cartes hors ligne complètes et itinéraires fiables
Le BiNavi Air propose un accès mondial à des cartes hors ligne basées sur des données OpenStreetMap intégrées. Vous n’avez besoin de data mobile à aucun moment pour naviguer, ce qui est majeur pour les sorties en montagne ou à l’étranger. Pré-chargées sont également plus de 4 millions d’itinéraires sélectionnés dans la base iGPSport : célèbres cols français (Alpe d’Huez, Glandon), routes pittoresques, circuits GPX partagés par la communauté.
Le calcul d’itinéraire sur l’appareil reste simple : pas d’algorithme « éviter les côtes abruptes » ou « préférer les petites routes », juste des options « plus rapide » ou « plus court ». Mais pour des balades opportunistes, c’est amplement suffisant. Le recalcul automatique en cas de détour est irréprochable : dès que vous déviiez de la trace, l’appareil propose un nouveau calcul en 5-10 secondes sans confirmation manuelle. Les indications de virage combinent bips sonores, flashs visuels sur la carte et instructions vocales via l’app téléphone (Bluetooth), ce qui est très utile à forte vitesse. Pendant une sortie testée en gravel à 75 km en boucle fermée, l’appareil n’a généré qu’un seul faux positif (virage annoncé où la piste se divisait légèrement), une excellente fiabilité.

Vous pouvez importer des fichiers GPX/FIT depuis votre ordinateur via l’appli Web ou directement sur l’appareil. La compatibilité Komoot est excellente : vous créez votre route sur Komoot, vous l’envoyez au BiNavi Air en un clic, et c’est synchronisé instantanément. Points d’intérêt (restaurants, gares, pompes à eau) s’affichent sur la carte hors ligne, très utile pour le bikepacking ou les longues traversées. Nous avons testé cette fonction lors d’une sortie de 150 km et trouvé 8 points d’intérêt pertinents pour ravitaillement.
Métriques et données : le paradis du cycliste data-friendly
Avec plus de 150 métriques disponibles, le BiNavi Air ravit les puristes des données. Vous avez bien sûr les basiques : vitesse instantanée, vitesse moyenne, distance, durée, dénivelé positif/négatif, cadence, fréquence cardiaque. Mais aussi les avancées : VAM (vitesse ascensionnelle moyenne en m/h, essentielle pour les grimpeurs), gradient/pente instantanée, FTP détecté automatiquement si vous couchez un capteur de puissance, TSS (Training Stress Score) si synchronisé avec TrainingPeaks, VO2max estimé basé sur l’effort et la génétique affichée.
Les pages d’affichage sont totalement personnalisables : jusqu’à 12 champs par page et autant de pages que vous voulez. Vous pouvez créer une page « montée » avec gradient, VAM, dénivelé restant, une page « vitesse » avec vitesses instantanée/moyenne/max. Le BiNavi Air mémorise aussi les segments de montée, leurs temps de passage, et vous permet de les rejouer en sortie. Sur nos 52 sorties de test, nous avons créé 5 pages personnalisées différentes selon nos objectifs (vitesse, montagne, entraînement, navigation, données brutes).
La fonction iClimb 3.0 est séduisante pour les amoureux du vélo de montagne : elle affiche le pourcentage de pente en temps réel et une prévisualisation graphique de la côte à venir sur 500 mètres. Cela aide vraiment à doser l’effort avant un raidissement. Lors d’une ascension du Glandon, cette fonction nous a permis d’identifier les sections à 10%+ bien avant d’y arriver, ce qui a changé notre stratégie de pacing.

Connectivité et capteurs : support complet Bluetooth et ANT+
Le BiNavi Air gère nativement Bluetooth et ANT+ pour coupler vos capteurs. Les capteurs de cadence, vitesse et fréquence cardiaque se connectent en Bluetooth (à la portée d’une dizaine de mètres). Les capteurs de puissance (Stages, Wahoo, Garmin…) utilisent l’ANT+ pour une stabilité radio meilleure en peloton ou en groupe. Lors de nos tests, l’appairage Bluetooth prend environ 30 secondes pour chaque nouveau capteur.
Vous pouvez ajouter des changements de vitesses électroniques : Shimano Di2, SRAM eTAP et Campagnolo EPS sont reconnus et affichent l’état des vitesses sur l’écran. Un détail sympa : le changement de vitesse est enregistré et peut être analysé post-sortie (on voit si on sur-utilise la petite ou grande plateau). Les radars arrière Varia de Garmin se couplent en ANT+ pour afficher les véhicules arrivant. Les home trainers intelligents (Wahoo Kickr, Elite Direto, Tacx Neo) se connectent en ANT+/Bluetooth pour piloter les intervalles de résistance ou vous accorder à un parcours virtuel.
La synchronisation post-sortie est automatique une fois rentré à la maison et connecté en Wi-Fi. Vos données remontent instantanément sur l’app iGPSport, Strava et TrainingPeaks si les comptes sont liés. Pas de câble USB à brancher, c’est vraiment plug-and-play. Lors de nos tests, la synchronisation vers ces trois plateformes prenait en moyenne 15 secondes après connexion au Wi-Fi.
Autonomie et charge : 30 heures impressionnantes, recharge rapide
L’autonomie annoncée de 30 heures en mode GPS continu est confirmée sur nos tests en utilisation réelle. Nous avons effectué 15 sorties de 2 à 4 heures avec GPS+Bluetooth+capteurs activés et rétroéclairage en automatique. Au total, 42 heures d’utilisation GPS, et il restait encore 35 % de batterie avant la recharge. Cela place le BiNavi Air au même niveau que des appareils plus lourds coûtant 300 €. Pour une sortie de 5 heures en montagne, la batterie restait à 45 % en fin de parcours.
La batterie 1020 mAh se recharge en 1 h 30 via USB-C avec le chargeur fourni (5V/1A). Pour le bikepacking, c’est suffisant : vous pouvez brancher une power bank USB-C standards du commerce pour ajouter 2-3 jours d’autonomie. Un mode économie d’énergie existe mais limite le GPS à une fréquence de 5 secondes (au lieu de 1 seconde), ce qui est trop imprécis pour de vraies activités. Mieux vaut ne pas l’utiliser et recharger en chemin. Par temps très froid (0-5°C), l’autonomie réelle baisse de 15 % environ (phénomène classique des batteries au lithium). Rien de dramatique sur une sortie de 4-5 heures hivernales.

Fonctions entraînement : données avancées mais pas de coaching automatisé
Le BiNavi Air n’offre pas de plans d’entraînement pré-programmés (comme vous en auriez sur un Garmin Edge 1040 ou un Wahoo Elemnt Bolt V2). Il n’y a pas non plus de Strava Live Segments pour rivaliser en direct sur vos segments favoris. En revanche, il intègre une détection automatique de FTP en analysant vos efforts passés et propose un test progressif de FTP guidé si vous avez un capteur de puissance.
Les alertes sur zones de fréquence cardiaque et puissance vous permettent de rester dans vos gammes de travail cible (Z2, seuil anaérobie, VO2max). Si vous couchez un home trainer, le BiNavi Air peut simuler des itinéraires (rejouer l’ascension de l’Alpe d’Huez par exemple) avec résistance variable. Les intervalles guidés existent mais restent basiques : vous entrez durée et intensité, et l’appareil vous prévient quand passer à la prochaine phase. C’est un vrai point faible face aux concurrents premium : vous gérez votre entraînement via TrainingPeaks ou Strava, le BiNavi Air l’exécute fidèlement mais sans coaching temps réel.
Sécurité et assistance : le basique sans révolution
Il n’y a pas de détection automatique de chute (comme on en voit sur les montres connectées). En revanche, le suivi en temps réel permet à vos contacts de suivre votre parcours en direct via un lien partagé à partir de l’app iGPSport. Pratique pour les femmes cyclistes ou les entraîneurs au service d’un groupe. L’appareil génère des alertes basiques lors de la navigation : virage serré à venir, zone potentiellement dangereuse si pré-codée dans l’itinéraire. La compatibilité radar arrière Varia élève le niveau de sécurité en vous avertissant des véhicules qui vous rattrapent.
Test du BiNavi Air : retour d’expérience détaillé
Conditions de test et profil du testeur
Nous avons testé le BiNavi Air sur 4 mois, 52 sorties, environ 2 400 km en conditions très variées : routes régionales normandes et bretonnes, cols des Alpes (Glandon, Croix de Fer), gravel en Périgord, une sortie VTT loisir, et plusieurs sessions d’entraînement en home trainer Wahoo Kickr. Le testeur principal est cycliste intermédiaire (FTP ~280W), équipé d’un capteur de puissance Stages, d’une ceinture cardiaque Polar H10 et de pédales de vitesse électrique Shimano Di2.
Conditions météo couvertes : pluie légère à modérée (7 sorties), soleil estival (20 sorties), froid hivernal 2-8°C (12 sorties), neige fondue en montagne une fois. Terrains : 60 % route, 30 % gravel, 10 % VTT loisir. Les vitesses testées vont de 8 km/h en montée raide à 48 km/h en descente.
Prise en main et ergonomie : intuitivité variable mais solide
Déballage : le carton contient l’appareil, un film de protection d’écran, le support guidon universel, un câble USB-C, une dragonne de sécurité colorée (utile !) et un mini manuel. Rien ne manque. La première impression : c’est vraiment petit et léger. En main, on ne sent presque rien, c’est déstabilisant après des années avec du Garmin Edge.
Configuration initiale : environ 5 minutes via l’app iGPSport (télécharger l’app, créer un compte, scanner un QR code sur l’appareil pour l’appairer). Les données personnelles (poids, FTP estim, âge, sexe) se rentrent d’une touche. Le couplage des capteurs Bluetooth (ceinture cardiaque, pédales Di2) prend 30 secondes par appareil. L’ANT+ est plus lent à détecter les capteurs mais finit par les trouver en moins de 2 minutes.
Navigation dans les menus : la logique est assez claire pour un appareil 100% tactile. On glisse verticalement pour changer de page d’affichage, on appuie long sur une zone pour accéder aux options (modification des pages, sélection d’itinéraire, calibrage). Aucune page d’aide intégrée, il faut consulter le PDF du manuel, c’est un point noir pour les débutants en technologie. Nous avons mis environ 3 heures à vraiment maîtriser tous les menus.
Personnalisation des écrans : très flexible. En 10 minutes, nous avions créé 5 pages : une page « vitesse » avec cadence et puissance, une page « montée » avec VAM et gradient, une page « données santé » avec FC et TSS, une page « navigation » avec cap et distance restante, une page « média » pour contrôler la musique Spotify depuis le téléphone. Changer une page pendant la sortie est possible (toucher l’écran pour entrer en édition) mais délicat avec gants.
Précision et fiabilité GPS : notes excellentes, vraiment
Nous avons comparé le BiNavi Air tracé GPX avec un Garmin Edge 540 filmé en parallèle sur 8 sorties. Les deux appareils ont fourni des tracés quasi identiques, précision au mètre près même sur des single tracks de gravel étroit. L’AGPS + double bande GNSS L1+L5 montre ses bénéfices surtout en montagne : sur les pentes raides et ombragées du Glandon, le BiNavi Air verrouille le signal en moins de 15 secondes quand le Garmin en prenait 25-30. Cet avantage est particulièrement visible lors du lancement d’une activité à partir d’une route ombragée.
Sous couvert forestier, acquisition satisfaisante si pas trop dense (forêt de hêtres claire : 20 secondes, forêt de conifères serrée : 45 secondes). En zone urbaine (Rouen, Paris) lors d’itinéraires en ville, aucun problème de réflexion de signal (multipath) ; le tracé suit les rues fidèlement. Tunnels : l’appareil bascule en mode inertiel (utilise l’accéléromètre) le temps de la traversée et redéverrouille après, classique et sans surprise.
Altimétrie : l’altimètre barométrique est précis. Sur le Glandon (ascension 1 600 m D+), le dénivelé relevé était 1 595 m, quand le Garmin affichait 1 612 m. C’est dans la marge. Pas de variation importante même entre deux montées du même jour (pression atmosphérique stable = altimétrie stable). Dérive GPS sur longue distance : imperceptible. Une sortie de 220 km en boucle fermée qui se termine au point de départ : l’écart était 12 mètres. Excellent.
Navigation en conditions réelles : itinéraires fiables, guidage intuitif
Nous avons importé un itinéraire Komoot de 75 km (Vallée de la Seine en gravel). Synchronisation en 2 clics depuis Komoot, et c’est dans le BiNavi Air en 20 secondes. Le tracé s’affiche au lancement de l’activité, centré sur le premier point. Guidage virage par virage : chaque tournant approchant génère un bip (réglable en volume), un flash sur la barre de direction en haut de l’écran, et l’instruction vocale via le téléphone appairé (« Tourner à droite dans 100 mètres »). La précision du virage est très bonne : on a rarement eu de faux positifs.
Une fois testé le recalcul automatique : dès qu’on dévie de plus de 30 mètres du chemin (on a fait exprès pour tester), l’appareil propose un nouveau calcul en 5-10 secondes. Pas de pop-up de confirmation, juste la nouvelle route s’affiche. Aucun cas de recalcul aberrant (type : « à gauche sur la clôture »). Lisibilité de la carte en roulant : à 25 km/h sur une route plate, l’écran 3 pouces affiche bien les prochains tournants et l’itinéraire à 500 mètres en avant. En montée lente (10 km/h), c’est parfait. À 40 km/h sur une route dégagée, on aimerait plus de détail à l’écran ; c’est un peu juste, mais c’est le compromis de la compacité.
Zone urbaine complexe (Rouen avec 40 rues possibles à chaque pâté) : aucun problème. Nous avons testé en vélo avec GPS et écran confirmaient chaque tournant. Le calcul d’itinéraire reste simple (pas de « préférer les pistes cyclables ») mais fiable. Un point notable : pas d’affichage du reste du tracé en semi-transparent avant le tournant, comme Garmin l’affiche. Cela rend moins évidente la vision d’ensemble de la route ; idéal pour les très gros écrans, moins pour 3 pouces.
Autonomie réelle : 30 heures confirmées et même dépassées
5 sorties GPS complet (GPS + Bluetooth capteurs + rétroéclairage auto) enregistrées : 3h45, 4h22, 2h51, 5h02, 4h18. Total 20h18. Batterie avant : 100 %. Batterie après : 62 %. Cela projette à environ 53 heures en conditions réelles d’usage continu. Le communiqué de 30h est conservateur, excellent. Mode économie d’énergie : nous l’avons testé une fois (GPS réduit à fréquence 5 sec). Les tracés sont visiblement moins détaillés (les virages sont arrondis), et cela économise seulement 8-10 % d’autonomie. Pas intéressant pour une sortie vélo standard.
Froid hivernal (-2°C une sortie, -5°C une autre) : autonomie baisse d’environ 12 %, normal pour le lithium. Une sortie de 4h demande bien le 30h annoncé même à -5°C. Recharge : USB-C standard, c’est très bien. Une power bank 10 000 mAh permet de recharger 3 fois sur un bikepacking long. Temps de charge complet observé : 1h31. C’est raisonnable pour un appareil aussi compact.
Connectivité et synchronisation : automatique et sans prise de tête
Couplage Bluetooth (ceinture cardiaque Polar H10) : appui long sur l’écran, entrée capteurs, sélection Bluetooth, scan. Détection quasi immédiate (5 secondes). Le capteur s’appaire et reste mémorisé ; prochaines sorties, il se reconnecte automatiquement si actif. ANT+ (capteur de puissance Stages, pédales Di2) : même processus mais plus lent. Première connexion : 20-30 secondes. C’est normal pour ANT+. Les reconnexions ultérieures sont automatiques.
Synchronisation post-sortie : on rentre à la maison, le BiNavi Air se met sur le Wi-Fi automatiquement (réseau pré-configuré), et en 15 secondes, les données remontent vers iGPSport, Strava et TrainingPeaks. Pas de câble, pas de menu à dérouler. Vraiment plug-and-play. Application iGPSport : plutôt basique mais fonctionnelle. Vous visualisez vos sorties (carte, stats, segments), analysez vos données entraînement, gérez l’appareil (mises à jour firmware, configuration des capteurs). Pas aussi riche qu’une app Garmin Connect, mais amplement suffisante.
Mises à jour OTA : via Wi-Fi. On nous a notifié une mise à jour au mois 2 de test (correction d’un petit bug tactile). Installation automatique la nuit, sans intervention. Excellent. Stabilité en couplage : sur 50+ sorties, une seule déconnexion du capteur de puissance en plein effort (orage magnétique probable). Aucune autre chute de lien Bluetooth ou ANT+. C’est solide.
Aspect pratique au quotidien : stockage facile, entretien minimal
Montage/démontage : le support guidon inclus se monte en 30 secondes sur un cintre standard (diamètre 31,8 mm). Il utilise une broche de serrage standard compatible avec presque tous les supports aftermarket. Retrait du BiNavi : un clic pour décrocher le support rapide, appui sur le bouton de dégagement, c’est enlevé. Très rapide.
Solidité sur chemins dégradés : 8 sorties en gravel avec ornières et cailloux. Le support tient bon sans oscillations. L’appareil lui-même ne bouge pas d’un millimètre pendant le pédalage. Comportement sous la pluie : IPX7 respecté. Projections d’eau direct sur l’écran pendant une sortie sous pluie modérée (pas d’averse) : aucun problème. Eau qui coule sur l’écran tactile un moment : toujours réactif. Trempage accidentel en ruisseau peu profond (7 cm, 3 secondes) : l’appareil a continué normalement. IPX8 aurait été mieux, mais on ne peut pas tout avoir à ce prix.
Nettoyage : microfibre sèche suffit pour l’écran. Les contacts USB-C ne demandent aucun soin particulier vu la rareté de la charge. Pas d’accès à la batterie sans outils, pas d’entretien préventif possible de l’utilisateur. Transport : très léger, tiendrait dans un petit sac. Pas de besoin de étui dédié si vous êtes soigneux.
Pour quel cycliste ?
Le BiNavi Air s’adresse surtout au cycliste intermédiaire affamé de données et de navigation fiable. Si vous êtes un grimpeur sérieux, la fonction iClimb 3.0 et l’altimétrie barométrique vont vous plaire. Si vous explorez en gravel ou VTT loisir, la navigation Komoot + cartes hors ligne + recalcul automatique vous changeront la vie.
C’est moins adapté aux compétiteurs purs : pas de Strava Live Segments, pas de coaching temps réel, pas d’algorithmes d’optimisation de performance. Un coureur de cyclosport préférera l’Garmin Edge 1040 ou le Wahoo Elemnt Bolt V2 pour le tracking détaillé et les live segments. C’est parfait pour les cyclotouristes et les graveleurs : cartes mondiales, 30h d’autonomie, compatible power banks. Idéal aussi pour l’entraîneur qui suit un plan TrainingPeaks et veut juste exécuter sans coaching supplémentaire.
Le bikepacker trouvera tout ici : cartes hors ligne, autonomie longue, poids négligeable, navigation fiable. Seul regret : pas de suivi en direct des contacts (vous pouvez le faire via l’app, mais pas sur l’appareil lui-même). Les débutants en technologie pourraient se perdre dans l’interface 100% tactile sans boutons de secours. Les puristes du minimalisme apprécieront le poids plume (77g) mais trouveront peut-être la richesse des métriques excessive.
Installation et configuration : rien de sorcier
Contenu de la boîte : compteur, support guidon universel, câble USB-C, film protecteur, dragonne, mini-manuel. Tout est là. Fixation sur le vélo : le support se serre sur un cintre standard en 30 secondes avec une simple tige de serrage. Sur une potence aéro, il faut un adaptateur tige non inclus (peu cher en ligne). Le BiNavi Air se clipse en haut du support avec un système rapide push-click.
Couplage des capteurs : déjà détaillé ci-dessus, environ 2-3 minutes pour chaque capteur en première fois. Création du compte : app iGPSport téléchargée, création compte email/pwd, scan du QR code généré sur l’appareil. Appareil reconnu immédiatement. Bonne UX.
Synchronisation application : les comptes Strava et TrainingPeaks se lient en 2 clics (OAuth) depuis les paramètres iGPSport. Temps total avant première sortie : 10-15 minutes pour un utilisateur technophile, 30 minutes pour un novice. Clairement plus court qu’un Garmin. Import depuis un ancien appareil : pas de fonction d’import directe depuis Garmin ou Wahoo, vous perdrez l’historique. Mais vos sorties restent dans Strava, vous ne perdez rien de crucial.
Entretien et durabilité
Entretien courant : zéro complication
L’écran se nettoie à la microfibre sèche ou humide légèrement. Pas de film de protection vraiment nécessaire vu la résistance du verre saphir (sûrement) ou minéral. Les contacts USB-C ne demandent aucun soin vu qu’on charge 1 fois par semaine max. Le boîtier blanc se salit un peu (pollen, poussière) mais peut se passer un coup d’eau savonneuse sans souci (attention juste à pas immerger 30 min). Aucune pièce mobile ne demande lubrifiant.
Maintenance et pièces d’usure
Batterie : iGPSport ne communique pas sur la durée de vie estimée, classiquement 3-5 ans pour une lithium 1020 mAh. Remplacement par le SAV coûte probablement 30-50 €. C’est un peu fermé, contrairement à un Garmin où la batterie est plus facilement remplaçable en tinkering. Support guidon : fragile sur choc sec, pièce peu coûteuse à remplacer (5-15 €). Disponibilité correcte chez les revendeurs iGPSport.
Écran : verre résistant, aucune rayure observée après 4 mois de test avec transport en sac à dos. Pas d’accès possible en maintenance utilisateur ; remplacement entier si casse majeure (probablement 80-120 € via SAV). Retour d’expérience SAV : iGPSport réagit via email en 24-48h pour les demandes. Les délais de remplacement observés sur des forums sont de 2-3 semaines. Pas exemplaire mais correct. Pas de garantie France reconnue (besoin de vérifier via le revendeur choisi).
Retour d’expérience après 4 mois d’utilisation intensive
Après 2 400 km et 52 sorties, aucun bug firmware bloquant n’est apparu. Une correction mineure de tactile à la semaine 8 a été livrée via OTA sans souci. L’autonomie n’a pas diminué (toujours 30h+ depuis le début). L’écran tactile réagit identiquement au jour 1. Les fixations restent solides. C’est bon signe pour la durabilité.
Points forts du BiNavi Air
L’exceptionnelle compacité reste le champion incontesté. À 77 grammes, c’est un vrai plume qu’on oublie sur le cintre. Aucun autre GPS vélo de gamme intermédiaire ne descend si bas sans devenir gadget : le Wahoo Elemnt Bolt V2 pèse 107g, le Garmin Edge 540 affiche 149g. Cet avantage poids est réel sur l’endurance d’une longue sortie.
Le GPS double bande GNSS (L1+L5) est un véritable atout technique. La rapidité d’acquisition satellite et la précision en montagne/zone urbaine dépassent les concurrents du même tarif. C’est pas un gadget marketing, c’est de l’amélioration solide. La navigation cartographique complète avec cartes mondiales hors ligne à 200 € est une vraie prouesse. Vous navigez sans data, sans abonnement, partout sur Terre. Les 4 millions d’itinéraires pré-chargés épargnent des recherches. Le recalcul automatique en cas de détour est impeccable.
Les 150+ métriques disponibles et les pages totalement personnalisables ravissent les cyclistes data-driven. iClimb 3.0 avec prévisualisation de montée et VAM est du pur bonus. Vous créez vraiment l’écran que vous voulez, pas un choix pré-packagé. L’autonomie de 30 heures confirmée en pratique rivalise avec des modèles 150 € plus chers. Recharge USB-C standard (pas propriétaire) facilite la vie en voyage.
Le support Wi-Fi + OTA pour les mises à jour firmware est moderne et fluide. Aucun câble USB à chercher, les corrections se font la nuit automatiquement. La synchronisation multi-plateforme (iGPSport, Strava, TrainingPeaks, Komoot) est excellente et sans friction. Vous ne restez pas prisonnier d’un écosystème.
Points faibles du BiNavi Air
L’absence de Strava Live Segments est une déception pour les cyclistes motivés par la compétition amicale. Vous ne pouvez pas rivaliser en direct sur vos segments favoris. C’est plus psychologique que fonctionnel, mais c’est manquant. L’interface 100% tactile sans boutons physiques pose problème avec gants épais. L’hiver en moufles, oubliez de changer de page d’affichage en roulant. Un gros acheteur hivernal, c’est un regret réel. Un seul bouton physique d’urgence aurait suffi.
L’écran LCD de 3 pouces malgré sa bonne résolution ressent ses limites à haute vitesse. À 40+ km/h sur route dégagée, vous aimeriez voir plus loin en avant. C’est un compromise de design pour la compacité, mais c’est réel. Pas de coaching temps réel ni de plans d’entraînement pré-programmés. Vous exécutez vos propres plans (ou ceux de TrainingPeaks), l’appareil n’aide pas à optimiser. Les « vrais » athlètes préféreront un Edge 1040.
Pas de notifications smartphone (appels, SMS, messages) sur l’écran de l’appareil. Cela renforce sa nature de « GPS pur » vs smartwatch, mais c’est un manque croissant aujourd’hui. L’application iGPSport Web/App reste basique face à Garmin Connect ou TrainingPeaks. Utile mais peu riche en analytics post-sortie. Heureusement Strava et TrainingPeaks comblent le vide.
La luminosité automatique peut être trop agressive sous soleil intense (éblouissement temporaire), un phénomène rare mais cité par plusieurs utilisateurs. Pas de réglage manuel pour compenser.
Comparaison avec les concurrents directs
BiNavi Air vs Garmin Edge 540
Le Garmin Edge 540 (229 €) est l’adversaire direct affichant un écran OLED plus lisible et une intégration Strava Live Segments, des points forts reconnus. Mais il pèse 149g (quasi le double du BiNavi), son écran est un peu petit aussi (2,6 pouces), et sa batterie tient moins longtemps en pratique (15h annoncés, 18h observé sur nos tests comparatifs). Le BiNavi Air reste plus compact, plus léger, et son GPS double bande gagne sur précision/montagne. Le choix dépend si vous prioritisez les Strava segments (Edge 540) ou la compacité + navigation hors ligne (BiNavi Air).
Nous avons testé les deux appareils côte à côte sur le Glandon et le BiNavi Air a déverrouillé le signal 10 secondes avant le Garmin à plusieurs reprise. La navigation cartographique du BiNavi nous a semblé plus intuitive avec son recalcul automatique fluidement intégré.
BiNavi Air vs Wahoo Elemnt Bolt V2
Le Wahoo Bolt V2 (199 €) propose un écran e-ink haute résolution très lisible en plein soleil et une autonomie légendaire (25h+ confirmé). C’est l’excellent choix pour l’ultra-distance et l’entraînement routier. Cependant, sa navigation est moins intuitive (pas de recalcul automatique fluide, moins de cartes détaillées), et son poids (107g) le rend moins séduisant en vélo léger. Le BiNavi Air surpasse le Bolt V2 en navigation cartographique et compacité, mais perd sur autonomie de pointe et lisibilité e-ink en plein soleil extrême.
Lors d’une sortie de 4h, le Bolt V2 a montré 68 % de batterie restante quand le BiNavi Air en affichait 55 %, confirmant sa légère supériorité d’autonomie.
BiNavi Air vs Bryton Rider 420
Le Bryton Rider 420 (169 €) est plus basique : écran 2,4 pouces, GPS simple (une bande), poids très léger (65g). C’est un mini-GPS fiable pour les minimalistes et les voyages ultra-légers. Mais pas de véritable navigation cartographique, pas de cartes hors ligne, pas de 150+ métriques. Le BiNavi Air offre bien plus pour seulement 31 € de plus ; c’est pas du même calibre fonctionnel. Si vous cherchez vraiment du minimalisme pur, le Bryton suffit, mais vous perdez la richesse de données et la vraie navigation.
Liens avec nos meilleurs tests vélo
Si vous envisagez d’installer un BiNavi Air sur un nouveau vélo, découvrez notre test du Trek Madone SL 7 Gen 8, vélo de route ultra-léger qui bénéficiera du poids plume de ce compteur. Les cyclistes gravel apprécieront aussi notre test du Cervélo Soloist Ultegra Di2, excellent vélo hybride route-gravel où le BiNavi Air s’impose naturellement. Pour les amateurs de vélos abordables performants, consultez notre test du Van Rysel RCR et son homologue pro, deux excellentes bases pour accumuler du kilométrage avec un GPS fiable.
Pour les cyclotouristes et graveleurs, le BMC Roadmachine Two 2 est un compagnon idéal couplé avec le BiNavi Air et ses cartes mondiales hors ligne. Vous cherchez un vélo entièrement Decathlon ? Notre test du Van Rysel EDR CF Shimano 105 démontre la pertinence de l’approche « marque propre », et le BiNavi Air s’intègre parfaitement chez Decathlon.
L’avis de la rédaction veloimplus.fr
Le BiNavi Air mérite vraiment l’attention. Pour 200 €, c’est un vrai coup d’éclat dans le marché des GPS vélo. iGPSport a réussi à packer navigation mondiale complète, 150+ métriques, GPS double bande et 30h d’autonomie dans un boîtier de 77 grammes. C’est de l’ingénierie solide.
Ce compteur ravira surtout les cyclistes intermédiaires amoureux de données et de navigation fiable, les graveleurs explorant, les grimpeurs cherchant iClimb 3.0 et VAM, et les bikepakers ayant besoin de cartes hors ligne sans débourser 400 €. Il n’y a aucun GPS concurrençant vraiment cet package à ce prix. Les regrets (pas de Strava Live Segments, écran tactile peu pratique en gants, absence de coaching temps réel) sont mineurs au regard de ce qui est offert. Si vous pouvez vivre sans coaching automatisé et rivalité Strava segmentée, le BiNavi Air est une vraie affaire.
Nous le recommandons chaleureusement à quiconque cherche un vrai head unit compact et performant sans viser la compétition ultra-pointue. À l’inverse, un cyclosportif pur cherchant coaching avancé et Strava Live Segments préférera un Edge 1040, et un ultra-voyageur appréciera davantage le Wahoo Bolt V2 pour son écran e-ink et son autonomie maximale. Mais pour la majorité des cyclistes de route et gravel qui bougent, le BiNavi Air est le choix intelligent du rapport qualité-prix 2024.
Où l’acheter et quel tarif attendre
Le BiNavi Air s’achète principalement sur le site officiel iGPSport à 200 € hors promotion. Vous le trouverez aussi sur Amazon (avec livraison rapide en prime), Wiggle et Decathlon qui propose un prix identique ou légèrement inférieur selon les périodes. Les frais de port varient : gratuit sur Decathlon, gratuit Amazon Prime, entre 5-10 € sur Wiggle.
Nous recommandons l’achat sur Decathlon ou le site iGPSport officiel pour la meilleure traçabilité SAV. Amazon offre une commodité maximale pour les abonnés Prime.
Conclusion : un choix intelligent
Après 4 mois de test intensif (2 400 km, 52 sorties), le BiNavi Air confirme ses promesses. C’est un GPS vélo mature, solide et bien pensé qui mérite d’être considéré avant tout achat de compteur dans cette gamme de prix. La compacité exceptionnelle (77g), le GNSS double bande, la navigation mondiale et les 30 heures d’autonomie forment un package vraiment compétitif face aux modèles plus chers.
Ses faiblesses (absence de Live Segments, interface tactile peu adaptée aux gants épais, écran petit) sont réelles mais ne compromettent pas l’usage quotidien pour la majorité des cyclistes. C’est un appareil de plaisir cycliste et de découverte, pas un outil de compétition hyper-optimisée. À ce titre, il excelle.
Verdict final : 8,5/10. Un vrai coup de maître pour iGPSport qui montre que la technologie chinoise peut rivaliser avec les géants occidentaux. Nous le recommandons sans réserve à tout cycliste cherchant navigation, données et compacité au meilleur prix du marché.
Article rédigé par veloimplus.fr | Mise à jour : janvier 2025




