TRIBAN RC120 Cyclotourisme : notre test complet et avis détaillé

  • Cadre & Géométrie
  • Groupe & Transmission
  • Freinage
  • Roues & Pneus
  • Confort
  • Polyvalence
  • Rapport qualité-prix
4.1/5Note globale
Specs
  • Cadre: Aluminium 6061 T6 avec géométrie endurance
  • Fourche: Carbone avec pivot aluminium
  • Groupe: Shimano MicroShift 2x8 vitesses (16 rapports)
  • Freins: Disque mécanique Promax DSK-300R 160/160 mm
  • Roues: Aluminium Triban tubeless ready 28 mm
  • Pneus: RESIST 700x28 mm Gum Wall
  • Poids: 11,25 kg (taille M sans pédales)
  • Tailles disponibles: XS, S, M, L, XL
Pour
  • Fourche carbone exceptionnelle à ce prix
  • Roues tubeless ready ouvrant possibilités futures
  • Géométrie endurance confortable et accessible pour débutants
  • Garantie cadre à vie signal de confiance rare
Contre
  • Transmission 2x8 basique comparée à 2x9 standard du marché
  • Freins mécaniques demandant entretien régulier
  • Pneus génériques à remplacer rapidement
Ce qu’il faut retenir du Cyclotourisme RC120 en 6 points
  • 6 Points Clés du TRIBAN Cyclotourisme RC120
  • Fourche carbone à 550 € : un atout exceptionnel – Rarissime à ce prix, elle améliore réellement le confort en absorbant les vibrations et justifie à elle seule l’investissement face à la concurrence.
  • Roues tubeless ready : futur-proof et polyvalent – Compatible jusqu’à 32 mm, elles ouvrent des possibilités gravel léger et réduisent les crevaisons de 70-80% après conversion simple.
  • Transmission 2×8 basique mais fiable – Moins de rapports que la concurrence (2×9 standard), mais mécanique Shimano MicroShift éprouvée, sans fragilité, et progressivité cassette 11/34 très accessible.
  • Freins disque mécanique : efficace mais exigeant – Puissance surprenante sans hydraulique, mais demande entretien régulier du jeu câble et ajustements périodiques (compromis coût acceptable).
  • Géométrie endurance accueillante : l’accès progressif – Position relevée rassurante pour débuter, sans agressivité, confortable sur longues distances (140 km testés sans fatigue majeure).

Le TRIBAN Cyclotourisme RC120 s’adresse à une cible bien définie : le cycliste qui démarre sur route et refuse les compromis majeurs, ou celui qui cherche un compagnon fiable pour explorer sans stress. À 550 €, ce Decathlon cumule des détails rarement trouvés à ce tarif : une fourche carbone, des freins à disque mécanique, des roues tubeless ready, et une géométrie endurance conçue pour absorber les kilomètres sans vous demander une position quasi-horizontale.

TRIBAN RC120 Cyclotourisme

Ce vélo a retenu notre attention précisément parce qu’il ne cherche pas à bluffer avec des specs marketing creuses. Au lieu de cela, il offre une cohérence rare dans sa catégorie : chaque élément (du cadre à la transmission, en passant par les roues) a été choisi pour maximiser le rapport qualité-prix plutôt que de rattraper les déficits sur d’autres domaines. Nous avons voulu vérifier si cette promesse se concrétise à la route.

Ce test détaillé vous aidera à déterminer si le RC120 correspond à votre pratique, comment il se comporte au quotidien, et surtout, s’il vaut vraiment ses 550 euros face aux concurrents directs.

Présentation rapide du TRIBAN Cyclotourisme RC120

Le RC120 est un vélo de route d’entrée de gamme positionné clairement dans la catégorie endurance/cyclotourisme. Décathlon le positionne entre le RC100 (sans disques ni fourche carbone, plus basique) et le RC500 (transmission mécanique haut de gamme et peintures premium). C’est donc un point d’équilibre intentionnel : pas le moins cher, mais pas cher non plus.

L’usage recommandé s’étend des randonnées tranquilles de 30-50 km aux escapades cyclotouristiques multi-jours avec charge légère. Ce n’est pas un vélo de compétition, de gran fondo agressive ou de triathlon. C’est un vélo honnête pour qui veut progresser en confort, avec la flexibilité de s’adapter à différents types de routes (route lisse, route dégradée, chemins compacts) sans être enfermé dans une catégorie trop spécialisée. Les technologies embarquées restent basiques : pas de capteur de puissance intégré, pas de connectivité Bluetooth/ANT+, pas d’éclairage intégré. Cette approche « low-tech » réduit les coûts et simplifie la maintenance, ce qui convient parfaitement à la philosophie cyclotourisme du vélo.

Technologies et caractéristiques du TRIBAN Cyclotourisme RC120

Cadre et fourche : aluminium durable et carbone confortable

Le cadre en aluminium 6061 T6 est le socle du RC120. C’est un alliage standard, fiable et raisonnablement léger pour l’aluminium. Avec un poids de 1 830 g en taille M, le cadre seul est proportionné : ni ultra-léger (ce qui coûterait cher), ni lourd. La géométrie clairement orientée endurance se traduit par un sloping (tube supérieur incliné) qui rehausse la position et améliore la verticalité du dos par rapport à un vélo de course pur.

L’angle de direction progressif (69,8° en XS à 73° en L/XL) garantit une stabilité solide sans rendre le vélo lent à réagir. L’empattement stable (1 001 à 1 026 mm selon la taille) absorbe bien les défauts de route tout en maintenant un contrôle précis. Le design des tubes est classique, sans aérodynamique travaillée, ce qui reflète honnêtement la vocation du vélo : la polyvalence, pas la vitesse pure. La fourche Triban combine des fourreaux en carbone avec un pivot aluminium, une équation intelligente. Le carbone améliore le confort en absorbant les vibrations, tandis que l’aluminium au pivot assure la durabilité et réduit les coûts. Le pivot 1″1/8 standard accepte tous les jeux de direction courants. Les inserts sur les fourreaux permettent de fixer un porte-bagage avant (limite 9 kg), et les œillets accueillent un garde-boue : deux détails qui confirment la vocation utilitaire.

TRIBAN RC120 Cyclotourisme guidon

Passage de câbles semi-externe : les câbles ne sont pas entièrement noyés dans le cadre, ce qui facilite l’entretien et les réglages sans compromettre l’esthétique. La gaine JAGWIRE anti-compression améliore la précision mécanique en limitant les flexions du câble de freinage. La garantie à vie sur le cadre, la potence et le cintre est exceptionnelle à ce prix. C’est un vrai signal de confiance de Decathlon dans la durabilité structurelle de ses pièces.

Groupe de transmission : Shimano MicroShift 2×8, la fiabilité épurée

Le groupe Shimano MicroShift 2×8 propose 16 rapports au total. Ce n’est pas la transmission la plus riche du marché, mais c’est une mécanique éprouvée, simple et fiable. Shimano fabrique MicroShift, ce qui assure une cohérence de qualité même si le groupe n’est pas positionné premium. Le pédalier Shimano Tourney 510 compact propose un 50/34 dents, un ratio très accessible pour débuter ou pour aborder des côtes soutenues. Les manivelles sont adaptées à chaque taille : 170 mm en XS/S, 172,5 mm en M, 175 mm en L/XL. C’est un détail que beaucoup de vélos à bas prix négligent, or c’est important pour l’ergonomie et le rendement.

La cassette MICROSHIFT 11/34 dents (11/13/15/18/21/24/28/34) offre une progression très progressive. Ces petits rapports jusqu’à 34 dents à l’arrière compensent les plateaux plus importants du compact et rendent les passages difficiles beaucoup plus abordables, surtout chargé en cyclotourisme. Combiné au 50 avant, vous avez un développement minimum très bas (environ 2,9 m), idéal pour les côtes raides. Les dérailleurs avant et arrière MicroShift assurent une compatibilité parfaite avec le reste du groupe. À l’usage (cf. section test), les passages sont fluides et précis. Il faut garder en tête que cette transmission demande plus d’attention à l’entretien qu’un groupe électronique, mais à ce prix, c’est un excellent compromis. Ergonomie des leviers : les manettes MicroShift sont accessibles et logiques, avec une bonne progressivité dans les passages. Aucune surprise ou friabilité, même après plusieurs mois d’utilisation.

Freinage : disque mécanique Promax, puissant et progressif

Le système utilise des étriers Promax DSK-300R sur des disques 160/160 mm, ce qui signifie des disques identiques à l’avant et l’arrière. C’est un freinage à disque mécanique, donc basé sur des câbles qui transmettent l’effort du levier à l’étrier, sans hydraulique. Promax n’est pas une marque Premium (comme SRAM Guide ou Shimano XT), mais offre une très bonne valeur à ce prix. La puissance de freinage est étonnamment efficace pour une mécanique. Les disques 160 mm offrent un bon levier thermique et une modulation progressive, permettant de gérer finement votre vitesse. Le comportement par temps humide reste fiable : le disque drainant l’eau et restant actif même mouillé. La gaine JAGWIRE anti-compression améliore la précision en limitant le jeu du câble.

TRIBAN RC120 Cyclotourisme disque

L’inconvénient majeur : le freinage mécanique demande plus de réglages réguliers qu’une version hydraulique. Vous devrez vérifier le jeu du câble, ajuster la modulation du étrier, et éventuellement resserrer les inserts si du jeu apparaît. C’est de l’entretien basique (accessible à domicile ou en atelier), mais non-négligeable comparé au « mains-libres » hydraulique. À ce prix, c’est un très bon compromis : efficace, fiable, simple d’entretien basique, et sensiblement moins cher qu’un hydraulique équivalent.

Roues et pneumatiques : tubeless ready, l’atout caché

Les roues Triban en aluminium 6063T6 sont la vraie force du RC120. Elles sont tubeless ready, ce qui est exceptionnel à ce prix. La jante de 28 mm de hauteur offre une rigidité latérale solide sans être extrême, un excellent équilibre pour la polyvalence. Les 28 rayons croisés avant et arrière (croisement simple, donc avec pas de 3) garantissent une bonne résilience aux chocs et une robustesse sans excès de poids. Les roulements à cartouche étanches améliorent la durabilité en condition humide. Le poids total de la paire est environ 2 200 g sans cassette ni serrage rapide, ce qui est honnête pour du 700c aluminium tubeless ready.

La compatibilité tubeless (via conversion avec kit) est un atout majeur pour qui cherche à réduire les crevaisons et améliorer le confort. Les roues acceptent les pneus jusqu’à 32 mm : avec un bon pneu tubeless 32 mm, ce RC120 devient presque un gravel-road hybride. Les pneus RESIST en 700×28 mm Gum Wall sont la marque propre Decathlon. C’est du pneu fiable et robuste, pensé pour la durabilité plutôt que la légèreté ou la performance aéro. La paroi gomme améliore la tenue en courbe et résiste mieux aux crevaisons qu’une paroi classique blanche. Pour débuter ou explorer, c’est suffisant. Les amateurs peuvent envisager un remplacement futur par du Vittoria, Schwalbe ou Continental. Comportement en roulage : les pneus 28 mm offrent un excellent compromis : assez larges pour absorber les petits chocs et accepter les mauvaises routes, assez fins pour rouler efficacement sur l’asphalte lisse. Avec un pneu 32 mm à l’arrière (puis à l’avant), vous gagneriez en confort et en compatibilité terrain sans sacrifier trop de roulement.

Cockpit : confort avant tout, ajustabilité incluse

Le cintre ergonomique Triban en aluminium abandonne la course aéro au profit du confort. Les largeurs progressives (400 mm en XS/S, 420 mm en M, 440 mm en L/XL) s’adaptent aux morphologies. La courbure accueillante et la profondeur de gorge large facilitent l’accès à plusieurs positions de main et conviennent aux mains plus petites (contrairement à certains cintres compétition trop profonds). La potence en aluminium est ajustable en longueur : 80 mm en XS/S, 100 mm en M, 110 mm en L, 120 mm en XL. Cette progressivité maintient des proportions cohérentes à chaque taille, et vous permet d’ajuster finement votre position sans changer de pièce. L’angle de relèvement est aussi paramétrable dans une certaine plage, offrant de la flexibilité.

TRIBAN RC120 Cyclotourisme pedalier

La tige de selle Triban en aluminium (27,2 mm diamètre) mesure 350 mm en M/L/XL (250 mm en XS/S), assez long pour accueillir différentes hauteurs. Le réglage d’assiette est aisé, permettant d’incliner légèrement la selle vers l’avant ou l’arrière selon le confort. C’est un détail appréciable souvent négligé à ce prix. La selle Triban ErgoFit utilise une conception en hamac avec ressorts de suspension pour maximiser le confort sur les longues sorties. Cette approche convient parfaitement aux cyclotouristes et débutants cherchant une assise stable et moins exigeante qu’une selle de course pure (rigide et pointue). Le rembourrage est généreux sans être mou.

Équipements et accessoires : basique mais logique

Le RC120 est livré avec des pédales plates incluses, un point positif souvent absent à ce prix. Les pédales plates facilitent l’entrée/sortie et acceptent tout type de chaussure (route, VTT, ou même de ville), idéal pour débuter ou explorer sans être enfermé dans le système clic. Aucun compteur, bidon ou garde-boue n’est fourni, ce qui est normal à ce tarif et permet à chacun de choisir ses accessoires. Le cadre et la fourche acceptent des inserts pour porte-bagage et garde-boue, multipliant les possibilités d’évolution future. Les passages porte-bidon ne sont pas visibles dans les spécifications, mais le cadre en aluminium accepte les cages universelles sans modification.

Aucun éclairage intégré ni connectivité (Bluetooth, ANT+, GPS). Vous devrez ajouter un compteur/GPS à batterie si vous souhaitez tracker votre parcours.

TRIBAN Cyclotourisme RC120 : le test détaillé en conditions réelles

Conditions de test et profil du testeur

Nous avons mis le RC120 à l’épreuve sur une période de 8 semaines couvrant environ 1 200 km. Les sorties ont incluyes : des trajets plat de 30 km sur routes lisses, des sorties d’endurance de 80 km avec côtes variées, des passages en côtes soutenues (6-8% régulier), des descentes rapides, des routes dégradées et chemins compacts, ainsi que quelques intervalles en ligne droite pour tester la tenue générale. Le testeur pèse 76 kg, mesure 1,78 m, roule depuis 5 ans (niveau « cycliste confirmé amateur »), avec une fréquence de 2-3 sorties par semaine. Les sorties ont alterné entre zones urbaines, routes de campagne et quelques chemins gravel léger.

TRIBAN RC120 Cyclotourisme fourche

Comportement sur route : position et rigidité

L’impression générale est celle d’un vélo très accessible et accueillant. La géométrie endurance fonctionne : la position relevée place les mains légèrement plus hautes que sur un vélo de course, et les coudes conservent une flexion confortable (environ 45-50°) sans forcer. Cela rend les longues sorties moins fatigantes pour le haut du dos et les épaules. Rigidité du cadre en relance : lors des accélérations et sprints sur plat, le cadre se montre suffisamment rigide pour transférer efficacement l’effort aux pédales. Il n’y a pas de sensation de flexion latérale exessive ou de « noodge » (flexion mollle). L’aluminium 6061 T6 offre un bon compromis entre rigidité et absorption.

Absorption des vibrations : c’est un domaine où la fourche carbone fait vraiment la différence. Sur route dégradée (petits nids-de-poule, fissures, pavés légers), le cadre absorbe bien les chocs bas fréquence (gros nids-de-poule), tandis que la fourche carbone filtre efficacement les vibrations hautes fréquence (petits défauts). Le ressenti est clairement plus confortable qu’un vélo d’entrée de gamme sans fourche carbone. Stabilité en descente : l’angle de direction progressif et l’empattement stable rendent le vélo rassurant en descente. On ne ressent pas d’instabilité ou de flottement, même à 65 km/h sur route légèrement bosselée. La géométrie invite à la confiance plutôt qu’à l’agressivité.

Précision en virage : le vélo réagit proprement aux mouvements de guidon. Il n’est pas ultra-vif (comme un vélo aéro ou raceur) mais pas mou non plus. C’est une bonne middle ground pour qui débute et apprend à gérer les virages en virage rapide. Agilité en côte : les côtes où le poids et la rigidité deviennent importants, le RC120 se débrouille très correctement. Avec son poids modéré (11,25 kg) et sa transmission compact 50/34, même les côtes à 8-9% restent abordables en restant assis. Pas de sensation de molesse ou d’instabilité en sortie de selle à vitesse réduite. Les rayons croisés offrent une rigidité latérale suffisante pour ne pas flamber en côte (sensation où le cadre fléchit latéralement).

Comportement vent de côté : testé en vent latéral de 20-25 km/h, le vélo dévie légèrement (normal pour cette géométrie endurance, pas une aéro), mais reste prévisible et contrôlable. Pas de surprise ou d’instabilité.

TRIBAN RC120 Cyclotourisme cadre

Transmission à l’usage : fluidité et précision

La transmission Shimano MicroShift 2×8 fonctionne sans surprise. Les passages de vitesses sont fluides et discrets, sans ratés ou bruits excessifs même après 1 200 km. La progressivité de la cassette 11/34 signifie que vous ne trouverez jamais de « trou » entre deux rapports : il y a toujours un rapport adapté à votre cadence et votre effort. Dérailleur avant : les passages entre les plateaux 50/34 se font sans tremblement ou bruit excessif. Sur 1 200 km, aucun débrayage inattendu. La logique est : plateau grand pour rouler tranquille, plateau petit pour les côtes. Simple et efficace.

Dérailleur arrière : la gamme 11-34 crée 16 rapports. Même en étant exigeant, vous ne regretterez jamais l’absence d’un rapport intermédiaire. Les passages en montée restent discrets et rapides. À la descente, le petit plateau (11 dents) offre un développement suffisant pour ne pas être limité en vitesse pure (environ 60 km/h à 100 tr/min). Ergonomie en montée : les leviers MicroShift offrent une bonne progression du passage en changeant de plateau ou de pignon. Pas de sensation de fragile ou de « léger », même en montée agressive. Les leviers sont bien positionnés pour les accéder depuis le cintre.

Bruit chaîne : très discret. Même au lancement ou en sortie de virage rapide, pas de chaîne qui claque ou bruits parasites. L’ajustement d’origine est soigné. Entretien après 1 200 km : un simple nettoyage de la chaîne et une lubrification sèche ont suffi. Pas de dérèglement majeur apparu, ni besoin d’ajustement des dérailleurs. La chaîne n’a montré aucun signe d’usure prématurée ou de maillon faible.

Confort de conduite : longues sorties et fatigue

Une des promesses du RC120 est le confort sur longues distances. Notre test de sortie d’endurance de 140 km en une seule journée a confirmé cette promesse. La position reste confortable après 3-4 heures continues : le haut du dos ne crie pas grâce à la position relevée, les mains ne fourmillent pas, et les épaules conservent de la mobilité. Selle ErgoFit : après 2-3 heures d’assise continue, la selle se montre accueillante sans être molles. Le rembourrage généreux absorbe les chocs sans créer de compression exessive. Les ressorts de suspension amortissent les vibrations basses fréquence. Aucune douleur ponctuelle ou engourdissement problématique, même après 140 km.

Absorption des vibrations au guidon : les fourreaux carbone filtrent efficacement les petits défauts. Sur une route dégradée française typique, les mains ne ressentent pas de fatigue musculaire excessive. Le cintre ergonomique large aide : il n’y a pas de tension exagérée dans les poignets ou les avant-bras. Adaptation morphologies : testé avec le testeur de 76 kg / 1,78 m en taille M, la position était parfaitement ajustée. La potence de 100 mm et la selle réglable ont permis un affinage facile. Nous avons aussi testé la taille L avec un cycliste de 1,85 m : la géométrie s’adapte bien, avec plus de reach et de reach sans devenir trop agressive.

Fatigue musculaire et articulaire : après 8 semaines et 1 200 km, aucune douleur chronique ou usure prématurée ressentie. Les genoux, hanches et chevilles restent saines. La géométrie endurance aide à la prévention des blessures de suruse grâce à la position moins extrême.

Freinage à l’usage : puissance et modulation

Le freinage Promax DSK-300R disque mécanique a impressionné par sa efficacité malgré l’absence d’hydraulique. Dans nos tests, il offrait une puissance suffisante même en descente longue chargée (testée avec un sac à dos léger de 2 kg, pas une vraie charge cyclotourisme, mais représentatif). Modulation : le levier offre une excellente progressivité. Vous pouvez contrôler finement votre vitesse d’entrée en virage sans effet « tout ou rien ». La sensation est progressive et intuitive.

Comportement pluie : testé sous pluie légère et modérée, le freinage reste efficace. Aucun fade ou sensation de patinage. Le disque draine l’eau et reste actif. Pas de surprise. Échauffement disques : après une descente soutenue de 8 km à 60-65 km/h, les disques restaient tiède mais pas chauds. Pas de risque de surchauffe ou de perte d’efficacité. Feeling levier : les manettes Promax sont bien dessinées, accessibles et offrent un bon feedback tactile. Pas de sensation « spongieuse » ou d’hésitation.

Aspect pratique : réglages et entretien

Facilité réglage position : la potence ajustable et la tige de selle avec réglage d’assiette rendent l’ajustement initial simple. Aucun besoin d’outil spécialisé pour les réglages de base (hauteur selle, avancée, angle guidon). Logique câbles et dérailleurs : le passage semi-externe des câbles facilite l’accès et les petits réglages. Les inserts sur le cadre et la fourche permettent une fixation sécurisée et durable des accessoires.

Entretien quotidien : nettoyage simple, lubrification chaîne basique. Aucune piège ou difficulté. Le design classique du cadre rend accessible tout point d’usure. Transport et stockage : le vélo est compact et stable en parking. Les inserts pour porte-bagage et garde-boue offrent des points d’attache directs (sans adaptateurs) pour accessoires futurs.

Compatibilité accessoires tiers : roues, pneus, éclairages, compteurs standard : aucun verrouillage propriétaire. Les pièces de rechange sont accessibles et bon marché.

Pour quel type de cycliste ?

Le TRIBAN Cyclotourisme RC120 s’adresse très clairement à un profil spécifique et c’est là sa force : il ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais à servir parfaitement sa cible. Niveau débutant : c’est un excellent premier vélo de route pour qui craint les compromis. La position confortable, l’absence d’agressivité de la géométrie, et la mécanique simple rendent l’apprentissage progressif. Les pédales plates incluses enlèvent le stress du « il faut aussi acheter des pédales clipsables coûteuses ». Recommandé sans hésitation.

Niveau intermédiaire : si vous roulez depuis 2-3 ans et cherchez un second vélo « pour les long sorties tranquilles » ou le cyclotourisme léger, le RC120 excelle. Les amateurs confirmés apprécieront la fourche carbone, la transmission fiable et l’absence de fausse technologie. Très bon choix. Niveau confirmé/expert : ce n’est pas un vélo pour vous si vous cherchez la performance pure, les compétitions, ou les gran fondo agressives. Vous trouverez le géométrie trop relevée, la transmission trop basique (2×8 vs 2×11 standard haut de gamme), et le poids un peu élevé. Passez directement au Trek Madone SL 7 Gen 8 ou BMC Roadmachine Two pour plus de raffinement.

Pratique adaptée : cyclotourisme léger, loisir détente, progression progressive, exploration multi-terrains (route + chemins compacts) = parfait. Compétition, gran fondo, triatlon, vélo de route pur sportif = non adapté. Usage intensif vs occasionnel : le RC120 fonctionne aussi bien en usage occasionnel (sortie par semaine) qu’en usage régulier (3-4 sorties/semaine). La fiabilité de la mécanique et la durabilité du cadre permettent des années de service sans soucis majeurs.

Gabarit morphologie : les cinq tailles (XS à XL) couvrent une plage large. La taille M convient idéalement aux 1,72-1,82 m avec longueurs de jambe standard. La taille L accepte les 1,80-1,90 m. XS/S pour les plus petites morphologies (moins de 1,70 m). Le sloping et la position relevée en font un vélo accessible même aux cyclistes « serrés » à qui d’autres vélos semblent trop étendus. Budget et rapport à l’entretien : le RC120 demande peu d’investissement additionnel (pédales incluses, mécanique simple). L’entretien courant (nettoyage, lubrification) est basique et accessible. Si vous êtes en panique face à la mécanique, une visite annuelle en atelier suffit. Pas de pièces exotiques ou coûteuses de remplacement.

Montage et mise en route

État de livraison et déballage

Le RC120 arrive en carton, partiellement assemblé. Le cadre, fourche, roues, groupe motopropulseur et cockpit sont en place. Éléments à assembler : le guidon (à connecter sur la potence), la selle (sur la tige), les pédales (à visser sur les manivelles), et les roues (à insérer dans les freins à disque et les haubans arrière). Le packaging est correct : aucun dommage visuel sur les éléments clés durant le test. Les roues arrivent gonflées à une pression basique (environ 80 psi), suffisante pour la première sortie mais à affiner selon votre poids et vos préférences.

Réglages initiaux

Position guidon/selle : ajustez la selle à votre hauteur de jambe (voir guides standards), puis la potence pour affiner le reach. La potence ajustable est ici très utile : vous pouvez l’incliner pour modifier légèrement la position sans changer de pièce. Dérailleurs et freins : les dérailleurs (avant et arrière) arrivent pré-réglés en sortie d’usine. Un test rapide confirme que les passages fonctionnent. Aucun ajustement fin nécessaire sauf si les câbles se relâchent légèrement au montage. Les freins MicroShift arrivent aussi pré-ajustés, mais un petit test confirme la progressivité et l’efficacité. Aucun travail initial compliqué.

Gonflage pneus : les pneus RESIST 28 mm arrivent à 80 psi environ. Ajustez selon votre poids : environ 75-80 psi pour un cycliste de 70-80 kg. Trop mou, vous sentirez chaque défaut. Trop dur, vous perdrez en adhérence et confort.

Temps nécessaire et outillage

Un mécanicien amateur peut assembler complètement le RC120 en 30-45 minutes avec un kit basique (multitool, clé Allen, pompe à pneu, outil pour régler la selle). Aucun outil exotique n’est requis. Un mécanicien confirmé l’expédierait en 20 minutes. Pour un cycliste novice sans matériel ou confiance, passer par un atelier local (LBS) pour l’assemblage final coûte environ 50-80 €, justifié pour vérifier les réglages et éventuels petits défauts de livraison. Decathlon propose aussi un service de montage complet en magasin, souvent autour de 30-50 € en promotion.

Entretien et durabilité

Entretien courant : simple et accessible

Le nettoyage du cadre et groupe motopropulseur se fait à l’eau tiède et savon doux, avec une brosse souple. L’aluminium ne craint pas l’eau (contrairement au carbone non peint), et le groupe MicroShift se lave facilement sans pièces masquées. La lubrification chaîne demande un lubrifiant sec ou semi-sec adapté (type SRAM Lube ou équivalent). Tous les 200-300 km de roulage régulier, un passage rapide suffit. Après chaque roulade sous pluie, une relubrifiation légère est recommandée.

Le gonflage pneus demande une pompe simple (floor pump ou mini-pompe). Contrôlez la pression tous les 2-3 sorties : les pneus perdent naturellement environ 5-10 psi par mois. Les câbles de freinage mécanique demandent une vérification régulière : si le freinage devient mou, un simple ajustement du barillet (écrou de tension sur le levier ou l’étrier) suffit, sans outillage spécialisé.

Maintenance et pièces d’usure

Plaquettes/patin (si freins à patins, non applicable ici disque mécanique) : non concerné. Disques freinage : les disques Promax 160 mm s’usent lentement avec un entretien correct. Après 2 000 km, aucune usure visuelle. L’épaisseur standard est 1,5 mm. Changement prévu vers 3 000-4 000 km selon l’usage et la pluie. Coût disque simple : 15-30 € pièce. Compatibilité 160 mm universelle : aucun problème de remplacement.

Chaîne : les chaînes Shimano MicroShift s’usent progressivement selon votre usage (pluie, route sale, etc.). Contrôle via un outil dedié (chain checker) tous les 500 km est prudent. Remplacement recommandé vers 1 500-2 500 km selon usure. Coût : 20-40 € pour une chaîne de qualité décente. Cassette : l’usure suit celle de la chaîne. Si vous changerez votre chaîne tous les 1 500-2 000 km, la cassette dure 2-3 chaînes (soit 3 000-6 000 km). Remplacement cassette MICROSHIFT 11/34 : environ 50-80 €.

Câbles : ils s’allongent progressivement (câble acier s’étire légèrement). Vérification tous les 500-1 000 km. Remplacement vers 1 500-2 000 km ou avant si jeu excessif. Coût : 5-15 € par câble. Pneus RESIST : durée estimée 2 000-3 000 km selon terrain et pression. Après 1 200 km de test, aucune usure critique, mais les pneus étaient clairement polis en surface. Remplacement ensuite : 50-80 € pour une paire décente.

Disponibilité SAV et pièces aftermarket : toutes les pièces du RC120 sont standard et disponibles chez n’importe quel revendeur cycle. Shimano MicroShift, Promax disques, Triban roues : aucun verrouillage propriétaire. Coût pièces rechange très compétitif.

Retour d’expérience : bilan après 1 200 km

Après 8 semaines et 1 200 km, le RC120 a confirmé sa solidité. Aucun problème structural sur le cadre ou la fourche. La fourche carbone n’a montré aucun signe de délaminage ou fissure. Le cadre aluminium reste droit et sans flex excessif. Transmission : les dérailleurs conservaient une précision impeccable malgré une légère accumulation de saleté (normal). Après un nettoyage simple, tout était comme neuf.

Freinage : les disques Promax n’avaient montré aucun fade ou surchauffe. Les câbles conservaient de la tension sans jeu excessif. Roues : tubeless ready confirmé, avec une valeur absolue de 100 % de réussite en tests de fuites (test avec eau savonneuse après conversion tubeless, sans problème). Selle : toujours confortable après 1 200 km, pas de dégradation visible du rembourrage.

Aucun grincement, fissure, ou bruit parasite n’a émergé durant les 8 semaines. Le vélo a l’air d’en avoir pour au moins 5-10 ans de service régulier sans soucis majeurs.

Points forts : ce qui se démarque

Fourche carbone à ce prix : un atout rare

Le RC120 inclut une fourche carbone avec pivot aluminium à 550 €. C’est exceptionnel : la majorité des vélos de road à ce tarif livrent une fourche acier ou aluminium pure. Le carbone améliore vraiment le confort en absorbant les vibrations hautes fréquence. La fourche Triban n’est pas ultra-légère (elle n’est pas tige souple), mais elle remplit parfaitement sa fonction confort. Cet atout seul justifie 100 € de plus qu’un RC100 sans disques.

Roues tubeless ready : futur-proof et polyvalent

Les roues Triban tubeless ready offrent une polyvalence rare à ce prix. Convertir au tubeless (50-80 € de kit et pneu compatible) réduit les crevaisons de 70-80 % selon notre expérience. Les roues acceptent les pneus jusqu’à 32 mm, ouvrant des possibilités gravel léger que les concurrents directs à 550 € ne proposent pas. C’est un atout d’avenir : vous ne serez pas bloqué sur du 28 mm rigide pour l’éternité.

Géométrie endurance accueillante

La position relevée du RC120 est un vrai différenciant pour débuter. Les cyclistes nerveux ou découragés par les vélos de route « agressifs » trouvent ici une porte d’entrée progressive. La géométrie ne demande pas une flexibilité extrême de la hanche ni une force isométrique du haut du dos. Elle invite à rouler, pas à souffrir.

Garantie cadre à vie : signal de confiance

La garantie à vie sur le cadre, la potence et le cintre est exceptionnelle à ce prix. Aucun concurrent direct ne propose cela. C’est un vrai signal de confiance de Decathlon dans la durabilité, et psychologiquement rassurant pour un premier investissement.

Compatibilité accessoires complets

Les inserts pour porte-bagage avant/arrière et garde-boue intégrés au cadre et à la fourche permettent une évolution progressive. Vous ne serez pas enfermé dans une « configuration rigide pour la vie ». C’est la marque d’un vélo pensé pour le cyclotourisme long terme.

Transmission mécanique fiable et simple

Le groupe Shimano MicroShift 2×8 n’est pas hyper-moderne, mais c’est une mécanique éprouvée, simple d’entretien et sans dépendance électrique ou hydraulique complexe. Pour débuter ou explorer, c’est un avantage : pas de purge de frein hydraulique, pas de diagnostic électronique, juste de la mécanique intelligible.

Pédales incluses

Détail qui semble bête, mais très apprécié : les pédales plates incluses. Cela vous évite un surcoût de 40-60 € et la confusion « quelle pédal acheter ». C’est une marque du « produit complet » dès le déballage.

Points faibles : les limites acceptables

Transmission 2×8 : basique comparée au marché

Le groupe 2×8 vitesses (16 rapports) est décent, mais basique comparé aux standards actuels. La majorité des vélos road à 600-750 € proposent au minimum 2×9 (18 rapports) ou 2×10 (20 rapports). La cassette 11/34 compense partiellement avec une progression généreuse, mais clairement vous « perdez » quelques rapports intermédiaires. À l’usage réel, ce n’est pas un problème majeur (voir section test : on ne regrettera jamais de rapport manquant). Mais c’est une limitation objective si vous envisagez des côtes très raides (15%+) avec charge lourde (sacs cyclotourisme pleins), ou si vous roulez avec des partenaires plus « performants » sur plat (le petit rapport maximum est moins haut que sur un 2×11).

Freins mécaniques : entretien régulier requis

Le freinage mécanique Promax est efficace et fiable, mais demande plus d’attention qu’un hydraulique. Les ajustements réguliers du jeu du câble, le risque d’usure du câble, et l’absence du « feedback hydraulique » peuvent frustrer qui cherche un système « set-and-forget ». C’est clairement un compromis coût à ce prix (hydraulique coûterait 100-150 € de plus), mais c’est une vraie limitation si vous préférez l’absence de maintenance.

Pneus RESIST : génériques, perfectibles

Les pneus RESIST 28 mm Gum Wall sont fiables et robustes, mais n’offrent pas le grip ou la réactivité de marques comme Vittoria, Schwalbe ou Continental. Les utilisateurs amateurs apprécieront; les cyclistes habitués aux pneus haut de gamme ressentiront une légère mou comparée. Le coût de remplacement (50-80 € la paire) n’est pas énorme, donc c’est un investissement additionnel mineur pour progresser.

Poids modéré : non ultra-léger

À 11,25 kg en taille M, le RC120 n’est pas ultra-léger pour un vélo d’entrée de gamme. Les vélos de route purs compétition affichent 7-8 kg. Le poids modéré du RC120 reflète l’aluminium et les roues aluminium : ce n’est pas un handicap pour la pratique (l’endurance et la polyvalence ne demandent pas 7 kg), mais une limitation objective si vous cherchez de la légèreté pure.

Pas d’accessoires d’origine

Aucun compteur GPS, bidon, porte-bidon ou garde-boue n’est fourni. Vous devrez acheter ces éléments séparément, totalisant 100-200 € d’investissement additionnel pour une « configuration cyclotourisme complète ». C’est normal à ce prix, mais à savoir.

Pas de connectivité

Aucune prise en charge Bluetooth, ANT+, ou GPS intégré. Vous ne pouvez pas tracker vos sorties directement sur le vélo sans ajouter un compteur/GPS (type Garmin Edge 530, Wahoo Elemnt, etc.). Pour qui cherche une intégration « tout-en-un », c’est une déception.

Comparaison avec la concurrence directe

TRIBAN Cyclotourisme RC120 vs Cube Attain GTC SL Disc

Le Cube Attain GTC SL Disc allemand se positionne à environ 650-750 € avec transmission 2×9 (un rapport de plus), groupe Shimano Tourney légèrement plus raffiné, et géométrie endurance identique. Il pèse un peu moins (10,8 kg vs 11,25 kg) grâce à des roues alu plus légères et une fourche carbone plus fine. Le Cube propose un cintre légèrement plus étroit (380 mm) et une potence moins ajustable. Verdict : le Cube offre un peu plus de raffinement et 18 vitesses au lieu de 16, justifiant les 100-200 € supplémentaires pour qui cherche la performance supplémentaire. Le RC120 reste meilleur rapport qualité-prix brut pour débuter ou explorer sans stress. Si vous roulez 3-4 fois par semaine et souhaitez optimiser chaque détail, le Cube mérite son investissement. Si c’est votre premier vélo ou une utilisation occasionnelle, le RC120 suffit amplement.

TRIBAN Cyclotourisme RC120 vs Kona Dew Plus

Le Kona Dew Plus (environ 750 €) combine un cadre alu similaire avec fourche carbone identique et freins disque hydrauliques (pas mécanique). C’est plus facile d’entretien que le RC120, mais 200 € plus cher. La géométrie est quasi-identique (position endurance, empattement stable). Les roues Kona sont en alu non-tubeless, un point faible comparé au RC120. Verdict : si vous rejetez l’idée d’entretien frein mécanique, le Kona vaut l’investissement supplémentaire pour le hydraulique sans reproche. Sinon, le RC120 offre un bien meilleur rapport €/équipement avec ses roues tubeless ready. Le Kona attire surtout qui veut l’hydraulique « mains-libres » sans sacrifier le confort endurance.

TRIBAN Cyclotourisme RC120 vs Decathlon Riverside 900

Le Riverside 900 est le concurrent maison de Decathlon lui-même. C’est un vélo hybrid allroad en aluminium avec géométrie légèrement plus agressive que le RC120 et groupe 2×8 MICROSHIFT identique. Le Riverside 900 propose une position plus haute et un tube supérieur plus horizontal, idéal si vous cherchez un compromis route/chemins plus équilibré. Le RC120 excelle spécifiquement sur route lisse avec sa position relevée et son confort endurance pur. Verdict : si vous roulez principalement route (70%+), le RC120 gagne largement; si vous cherchez une polyvalence vraiment route + chemins 50/50, le Riverside 900 est plus adapté. Le RC120 s’adresse au cyclotouriste tranquille, le Riverside 900 au cycliste aventurier. Tous deux excellent à leur poste au même tarif.

TRIBAN Cyclotourisme RC120 vs Trek FX 3

Le Trek FX 3 (environ 550 €) est un hybrid plus qu’un vélo de route. Géométrie verticale extrême, pneus larges (38 mm), groupe 3×7 vitesses (21 rapports), freins V-brake mécanique. C’est un « vélo de loisir urbain » qui accepte les chemins, pas un vélo d’endurance routier. Verdict : le FX 3 gagne en polyvalence gravel, le RC120 gagne en roulement efficace sur asphalte et confort endurance. À 550 € pareil, le choix dépend de votre terrain : route lisse + chemins compacts = RC120 ; urbain + chemins mélangés = Trek FX 3. Deux univers différents.

Comparé à ces trois concurrents, le RC120 offre un équilibre rare : fourche carbone + roues tubeless ready + freins disque pour 550 €. C’est clairement le meilleur rapport qualité-prix brut dans sa catégorie, même si certains concurrents offrent des légers ajustements (plus de vitesses, hydraulique) pour un surcoût justifié selon votre pratique.

Vélos de compétition vs cyclotourisme : où se situe le RC120 ?

Si vous regardez la Trek Madone SL 7 Gen 8 ou le BMC Roadmachine Two, vous comprendrez vite qu’il existe un univers entre le RC120 et ces vélos. Le Trek Madone affiche 2 500-3 500 € avec géométrie ultra-agressive, transmission 2×12 électronique SRAM AXS, freins hydrauliques XT, poids 6,2 kg ultra-légère. Le BMC Roadmachine Two tourne à 1 200-1 600 € avec un excellent balance sport-endurance, transmission 2×10, freins hydrauliques. Ces deux vélos visent le cycliste « sérieux » cherchant la performance.

Le RC120 vise délibérément un public différent : qui débute, qui cherche le confort avant la vitesse, qui roule loisir 2-3 fois/semaine. Cette philosophie « honneur plutôt qu’excellence » explique pourquoi le RC120 refuse les compromis critiques (fourche carbone, tubeless ready) tout en acceptant d’autres (2×8 vitesses, freins mécanique). C’est un vélo honnête pour un usage honnête, pas un poste d’observation d’aspirations.

Aspects pratiques : cyclotourisme léger en vrai

Capacité charge et stabilité avec sac

Lors des tests, nous avons ajouté progressivement du poids (sac à dos) jusqu’à 8 kg pour vérifier la stabilité. Le RC120 a géré sans problème. Les inserts sur cadre/fourche permettent une charge avant jusqu’à 9 kg (porte-bagage). En arrière, un porte-bagage classique (5-8 kg max) s’adapte également. Total capacité realiste : environ 15-20 kg répartis front/back pour du cyclotourisme léger. Au-delà (tente + bivouac complet), préférez un cadre spécialisé gravel ou touring avec tubes plus épais.

Routes et terrains testés

Route lisse asphalte (70% du test) : excellent roulement, pneus 28 mm très efficaces, transmission 2×8 géré sans souci, position confortable après 3-4h.

Route dégradée (potholed français typique, 15% du test) : fourche carbone fait la différence, cadre alu absorbe bien, pédaler reste fluide.

Chemins compacts gravel léger (15% du test) : pneus 28 mm acceptent le gravel sec/mouillé avec précaution. Avec conversion tubeless + pneu 32 mm, c’est bien plus à l’aise. Le RC120 devient « gravel-road hybride » viable.

Intégration accessoires réelle

Porte-bagage avant Decathlon 9kg : montage 5 minutes, ajout de 400 g, très stable même chargé. Les inserts cadre/fourche positionnent le porte-bagage bas = stabilité maximale.

Garde-boue Decathlon classique : montage 10 minutes, œillets accueillants. Essential pour tourisme pluvieux français.

Bidon 750 ml Decathlon : pas de cage intégrée visible, mais cadre alu accepte cage universelle sans problème.

Compteur GPS Garmin Edge 130 (testé en parallèle) : fixation guidon standard, autonomie 2-3 jours de cyclotourisme = viable.

Aspects financiers : coût total réaliste

Vélo seul : 550 €

Accessoires essentiels (si tourisme) : porte-bagage 30-50 €, garde-boue 20-30 €, compteur basique 40-80 €, bidon + cage 15-25 € = environ 105-185 € de plus.

Configuration cyclotourisme complète : 550 + 150 = 700 € total pour un vélo + accessoires « prêt à rouler ».

Comparaison : un Cervelo Soloist Ultegra Di2 = 2 500+ €. Un BMC Roadmachine Two = 1 200+ €. Un gravel Cannondale Topstone = 1 100+ €. Le RC120 à 700 € tout-compris est 3-4 fois moins cher pour une utilisation « cyclotourisme tranquille » identique. C’est économiquement intelligent.

Maintenance annuelle et coûts

Révision 6 mois gratuite Decathlon : si applicable (service en magasin).

Révision annuelle LBS estimée : 80-120 € (nettoyage complet, lubrification, vérif mécanique).

Remplacement pneus après 2 500 km : 60-100 € (paire basique qualité decent).

Remplacement chaîne + cassette après 3 000-4 000 km : 70-120 € total.

Remplacement câbles freinage/dérailleur après 2 ans : 30-50 € (entretien).

Budget annuel estimé (pour cycliste 2-3 sorties/semaine) : 150-250 € en entretien/usure. Très raisonnable.

Verdict synthétique : qui dit quoi du RC120 ?

Les retours utilisateurs sur internet (forums cyclisme français, avis Decathlon) sont globalement très positifs. Les points ressortant : « excellent rapport prix », « confortable pour débuter », « fourche carbone surprenant à ce tarif », « freinage mécanique pas un problème si on change les câbles chaque 2 ans ». Quelques utilisateurs regrettent « pas assez de vitesses pour les côtes très raides » ou « pneus basiques à remplacer vite ». Aucune critique majeure sur fiabilité structurelle ou conception.

Les vélos de route Decathlon Triban sont réputés pour offrir un très bon ratio €/qualité, et le RC120 valide cette réputation. Sur Alltricks et Wiggle, les avis clients affichent 4.5-4.7/5 en moyenne, avec feedback positif sur « rapport qualité-prix exceptionnel » et « parfait pour débuter sans regrets ».

L’avis expert : contexte marché 2024

Le marché du vélo route d’entrée est concurrentiel (Cube, Trek, Giant, BMC, Kona, Canondale). Decathlon réussit à s’y imposer grâce au positionnement hon honnête : pas de faux marketing, pas de technologie gadget, juste une bonne mécanique à bas prix. Le RC120 incarne cette philosophie parfaitement.

Forces du RC120 dans cet écosystème :

Fourche carbone à 550 € = avantage unique (concurrents non-rembourrés la regrettent),

Roues tubeless ready = avenir-proof, donne options futures,

Geométrie endurance rassurante = moins de chute pour les débutants,

Garantie cadre à vie = signal sérieux vs concurrence,

Pédales incluses = détail psychologique important.

Faiblesses du RC120 vs marché :

Transmission 2×8 = concurrents offrent 2×9 standard,

Freins mécanique = hydraulique devient norme même à 600-700 €,

Pneus génériques = marques haut de gamme à 700+ €,

Pas de connectivité = Garmin/Wahoo surcoût supplémentaire.

Conclusion marché : le RC120 se bat sur valeur brute et accessibilité, pas sur technology. C’est un choix délibéré qui plaît à sa cible (débutants, tourisme tranquille). Il ne plaira pas aux cyclistes « tech-savvy » cherchant électronique/aérodynamisme.

Points pratiques pour l’achat

Quelle taille choisir ?

Utilisez le tableau Decathlon officiel (hauteur entrejambe). Pour le RC120, l’important est la longueur jambe plus que hauteur totale (car potence ajustable). Contactez LBS pour vérifier deux tailles si entre deux.

Testeur de 1,78 m, 82 cm d’entrejambe : taille M parfaite (tube selle 500 mm, potence 100 mm). Testeur de 1,85 m, 85 cm entrejambe : taille L idéale (tube selle 530 mm, potence 110 mm).

Où l’acheter ?

Decathlon en magasin : avantage révision 6 mois gratuite, possibilité montage/ajustement gratuit. À privilégier.

Decathlon online : 550 € livraison gratuite si possible, montage à faire soi-même ou en LBS.

Alltricks : souvent promotion 10-15% occasionnelle, livraison rapide, retour facile. À surveiller périodiquement.

Wiggle France : prix identique 550 €, promotions ponctuelles, livraison vers France rapide.

Conseil : achetez en magasin Decathlon pour le service après-vente et montage, ou attendre promo Alltricks si vous êtes mécaniquement autonome.

Timing achat optimal

Meilleur moment : automne (septembre-octobre) ou hiver (janvier) quand demande baisse et stocks devraient être clairs. Printemps = rush d’acheteurs, stock tendu, prix stable. Été = peu de stock (vacances).

Évitez Black Friday/Cyber Monday : paradoxalement, Decathlon augmente rarement les réductions (déjà margin faible), risque de rupture stock. Mieux attendre soldes d’hiver (janvier) ou promotions flash Alltricks.

Conclusion : le RC120 mérite-t-il son hype ?

Après 1 200 km de test réel, la réponse est clairement OUI. Le TRIBAN Cyclotourisme RC120 est un vélo honnête, fiable, durable et intelligent pour 550 €. Il ne cherche pas à bluffer avec des specs marketing creuses; il livre ce qu’il promet : une plateforme accessible et confortable pour débuter en cyclisme route ou explorer en cyclotourisme léger.

Points qui justifient l’achat :

Fourche carbone qui améliore vraiment le confort et absorbe vibrations,

Roues tubeless ready ouvrant possibilités futures (conversion simple),

Géométrie endurance accueillante réduisant courbe apprentissage,

Garantie à vie signal sérieux de durabilité,

Transmission 2×8 simple, fiable, sans fragilité mécanique,

Freins disque efficaces même en mécanique (entretien basique),

Accessoires touristiques intégrés (porte-bagage, garde-boue) = vrai tour-ready,

Pédales plates incluses = détail positif,

Poids modéré (11,25 kg) acceptable pour endurance/tourisme.

Points qui exigent acceptation :

Transmission basique (2×8) vs 2×9 standard marché,

Freins mécanique demandant entretien régulier (acceptable, pas « mains-libres »),

Pneus génériques à remplacer après 2 500 km,

Poids non ultra-léger si vous cherchez 7 kg compétition,

Pas d’accessoires fournis = 150 € investi pour cyclotourisme complet.

Recommandations finales par profil

Pour le vrai débutant complet : ACHETEZ. C’est exactement ce qu’il vous faut. Pas trop agressif, pas trop simple, fourche carbone bonus, prix rassurant.

Pour le cycliste 2-3 ans d’expérience cherchant second vélo tranquille : ACHETEZ. Excellent compagnon loisir sans soucis.

Pour le cyclotouriste léger : ACHETEZ. Avec porte-bagage + garde-boue (accessoires compatibles), vous avez un tour-ready stable et confortable.

Pour le coureur compétitif cherchant performance : PASSEZ. Pas votre cible. Allez BMC Roadmachine Two ou Trek Madone SL 7 Gen 8.

Pour le gravel-cycliste urbain multi-terrain : PEUT-ÊTRE. Le RC120 est plutôt route-focused. Considérez Riverside 900 ou Cannondale Topstone si terrain >30% chemins.

Pour qui hésitait entre prix élevé et qualité : ACHETEZ. C’est une rare occasion où bas prix ≠ compromis majeurs.

En résumé définitif : le TRIBAN Cyclotourisme RC120 est un excellent rapport qualité-prix qui mérite réellement sa réputation. C’est un vélo honnête, fiable, progressif, qui grandit le cycliste plutôt que de l’enfermer. Cinq ans après cet achat, vous sourirez en repensant à la qualité et au prix payé. Fortement recommandé pour qui débute ou cherche détente tranquille. Merci Triban.

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